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samedi 5 mars 2016

Têt : Le Bánh Tét dans le Sud

Pour le Têt (Fête traditionnelle vietnamienne du Nouvel Anlunaire), les gens du Nord font souvent le Bánh Chung (gâteau Chưng), tandis que les gens du Sud préparent le Bánh Tét (gâteau Tét) comme un plat traditionnel spécial à offrir à leurs ancêtres et exprimer leur désir d'une vie prospère dans la nouvelle année.

Pour faire le Bánh Tét qui a une forme cylindrique, on a besoin des ingrédients tels que les feuilles de bananier, du riz gluant, haricots verts, la viande de porc et les ficelles de bambou qui doivent être soigneusement préparés.

Les feuilles de bananier doivent être séchées ou mise dans l'eau bouillante pendant quelques minutes pour les rendre molles. Le riz gluant est nettoyé et trempé dans l'eau avec une pincée de sel pendant plusieurs heures.
La viande de porc est coupée en morceaux carrés et mélangée avec une pincée d'assaisonnement. Nettoyer les haricots verts puis les écraser et cuits à la vapeur.

Pour faire le Bánh Tét qui a une forme cylindrique, on a besoin des ingrédients tels que les feuilles de bananier, du riz gluant, haricots verts, la viande de porc et les ficelles de bambou qui doivent être soigneusement préparés.

Les feuilles de bananier doivent être séchées ou mise dans l'eau bouillante pendant quelques minutes pour les rendre molles. Le riz gluant est nettoyé et trempé dans l'eau avec une pincée de sel pendant plusieurs heures.

La viande de porc est coupée en morceaux carrés et mélangée avec une pincée d'assaisonnement. Nettoyer les haricots verts puis les écraser et cuits à la vapeur.

Préparation des feuilles de bananier pour le Bánh Tét.

Le jus de feuilles d’ananas est filtré à travers une serviettes mince. 

Le riz gluant est versé dans le jus de feuilles d’ananas, puis sauté.

Préparation du Bánh Tét. 

Le Bánh Tét est pesé. 

Le Bánh Tét avant la cuisson.

Four traditionnel à bois des villages de Bánh Tét.

Le Bánh Tét sont mis dans des paniers après la cuisson.

Le Bánh Tét du Nam Bô.

Étaler une feuille de bananier sur un plateau plat et des couches de riz gluant, haricots verts cuits à la vapeur et du porc, respectivement. Rouler les ingrédients dans un gâteau en forme cylindrique qui est serré avec des cordes en bambou.

Et les laisser cuire pendant 6-8 heures. Pendant la cuisson, il est nécessaire d'ajouter de l'eau dans le pot qui contribuent à rendre les gâteaux délicieux.

Le Bánh Tét est devenu populaire et chaque localité a sa propre recette avec des ingrédients différents, comme Banh Tet à base de riz gluant avec des arachides (Binh Duong et Tây Ninh), Bánh Tét avec la noix de cajou farce (Dông Naï) et Bánh Tét fabriqué à partir de flocons de riz vert pilé (Soc Trang)...

Il est préférable de servir Bánh Tét avec de la salade ou des oignons marinés.


Source : VNP


lundi 8 février 2016

Têt





samedi 6 février 2016

Têt : Un air printannier au cœur de Hanoi

Un jour avant le Têt traditionnel, les préparatifs sont presque terminés. Tout semble calme avant le moment sacré du Réveillon.

Les Vietnamiens sont rentrés chez eux, en famille ou avec leurs proches. Mais les activités au centre de Hanoi continuent de battre leur plein. VOV vous propose un instantané du Têt au cœur du vieux quartier de la capitale.

9h rue Ta Hiên, la vie quotidienne est un peu moins animée, mais le paysage, beaucoup plus coloré

Le printemps pose son empreinte

Des bouquets de lys qui attendent d’heureux propriétaires

Dans les rues Hàng Buôm, Hàng Chiêu, Hàng Ma, etc… on se dépêche pour les derniers achats avant le Réveillon

Des jeunes…

Des moins jeunes

Les vendeurs profitent de la dernière journée de l’année lunaire pour gagner un peu plus en vue d’un Têt confortable

Certains cherchent encore à gagner leur vie

Un jeune lettré calligraphie des messages de bonne chance en pleine rue Hàng Ma

Un vieux photographe à la recherche de sa Hanoi d’antan

Dans le vieux quartier, une activité traditionnelle à l’approche du Têt : le marché aux antiquités au carrefour de Hàng Ma-Hàng Luoc-Hàng Dông-Hàng Cân qui attire autant de Vietnamiens que de touristes

Les prix varient entre des dizaines de milliers de dongs et des dizaines de millions de dongs

On trouve ici toutes sortes de produits plus rares les uns que les autres mais seuls les plus expérimentés sauront reconnaître leur authenticité

Selon les commerçants et clients, l’échange des objets à l’occasion du Nouvel an lunaire apporte chance et prospérité

Le printemps est vraiment arrivé dans tous les coins du vieux quartier



Source : VOV




jeudi 4 février 2016

Têt : Le Vieng, marché de la sollicitation du bonheur

Au Vietnam, il existe un marché où l’on se rend à l’occasion du Nouvel an lunaire pour solliciter la chance et le bonheur. C’est le marché Vieng qui est situé dans la province de Nam Dinh, au Nord.

Ce marché se tient une seule fois par an du 7ème  jour avant minuit jusque dans la matinée du 8ème jour du premier mois lunaire. Dans ce marché spécial, les ventes et les achats ne sont pas ce qu’il y a de plus important. On y va surtout pour satisfaire ses besoins spirituels.


Après le Tet traditionnel, de nombreux Vietnamiens venant de tout le pays et des touristes affluent au marché Viêng. En fait, à Nam Dinh, il y a deux marchés Vieng. L’un est situé dans le district de Vu Ban et l’autre dans le district de Nam Truc.

D’après les anciens, au début, il s’agissait d’un espace improvisé, un lieu de rendez-vous pour les jeunes hommes et les jeunes filles des villages aux alentours.
Aujourd’hui, ce lieu est devenu une institution. Les visiteurs s’y rendent pour acheter un objet, n'importe lequel, car celui-ci sera considéré – et c'est là l'essentiel - comme un gage de bonheur pour l'année qui débute.


Nguyen Tien Dung qui habite le  district de Nam Truc nous confie : " On vient ici pour solliciter la chance. C’est pourquoi, on ne s’intéresse pas au prix des produits. Il n’y a donc aucun marchandage. Ici, on vend des produits ou des ustensiles agricoles. Parfois, les paysans échangent entre eux des produits sans regarder leur valeur. Des légumes peuvent s’échanger contre une pioche ou une pelle"
Selon la légende, de 23 heures à une heure, peut se dérouler le rendez-vous entre les morts et les vivants. C’est pourquoi, on va au marché Vieng avant minuit.

Comme le marché Vieng du district de Vu Ban se trouve juste à côté du temple dédié à la Déesse Mère Lieu Hanh, de nombreuses personnes s’y rendent pour faire des offrandes et solliciter le bonheur. Nguyen Thi An, une visiteuse: "Selon la croyance populaire vietnamienne, la Déesse Mère Lieu Hanh est l’une des 4 immortels.

C’est elle qui a fondé ce marché. On y vient pour prier et demander la chance et le bonheur pour sa famille mais aussi la paix et la prospérité pour le pays"


Situé à 25 km de ce marché, celui du district de Nam Truc est plus grand. Les produits qui y sont vendus sont toujours les mêmes, il s’agit pour l’essentiel de semences et autres produits agricoles mais on y trouve aussi des plantes, des fleurs et des arbres fruitiers.
Les outils agricoles ne sont pas en reste et il est facile de trouver des charrues, pioches ou paniers.


Si vous êtes collectionneur d’objets anciens, ce marché est aussi idéal pour chiner des chandelles et des brûle-parfum en bronze, des céramiques et même des gongs.
Selon Nguyen Cong Hoang, un habitué, certains vont au marché non pas pour vendre leurs collections mais simplement pour les présenter au public.


Quand vous êtes au marché, vous devez absolument déguster sa spécialité : la viande de boeuf brûlée. Les locaux racontent que jadis, les paysans y vendaient les buffles et les boeufs et qu’à la fin du marché, ils les abattaient et les cuisinaient pour les visiteurs. Aujourd’hui, cette spécialité culinaire est très prisée. Les gens croient que le rouge de la viande de boeuf leur apportera la chance.

Qu'il fasse beau ou pas, il y a toujours foule les jours de marché. Le plus incroyable, c’est qu’on ne rentre jamais chez soi les mains vides.

Parfois les gens s’y rendent juste pour acheter une branche en bourgeons espérant qu'elle chassera la malchance de l'année écoulée, et leur apportera le bonheur, la paix et la prospérité pour l’année à venir.

Source : VOV



mardi 2 février 2016

Têt : Le narcisse - un plaisir raffiné du Têt

Au moment du nouvel an lunaire, si les fleurs de pêcher ou de prunier sont communes à tout le monde, le narcisse, lui, est un petit luxe que seuls les fins connaisseurs peuvent s’offrir.

Evidemment, vous pouvez vous acheter un pot de narcisses au marché, mais là, ça n’a aucune autre valeur que celle de la décoration, vous diront ces connaisseurs hanoiens pour qui, tout le plaisir consiste à créer son propre bouquet de narcisses…un loisir aux confins du rite.


En vietnamien, "thuy tien" veut dire "nymphe". Cette différence culturelle avec l’Europe donne lieu à une autre différence, culturale. En Europe, le narcisse appartient au domaine du jardinage, au Vietnam, à l’art du bonsaï ! Quand le soleil printanier commence à chasser l’hiver, les amoureux du narcisse ressortent leurs bulbes séchés pour les rafraîchir dans l’eau.

Les bulbes ainsi "réveillés" sont minutieusement taillés selon le goût esthétique de chacun. Depuis la germination jusqu’à la formation des premiers boutons, ils seront retaillés encore plusieurs fois. Et à chaque fois, il faut les laver à l’eau et avec un plumeau, en veillant à ne pas léser les racines, ni les bourgeons.
Le narcisse est une fleur exigeante en terme de propreté. Il doit être placé dans un endroit aéré. L’eau dans laquelle il est planté doit être changée quotidiennement, et ses racines, lavées. Mais si les racines ne sortent pas du bulbe, il faut alors envelopper celui-ci dans un tissu de coton propre pour l’enfouir dans du sable humide.

Et attention, ce sable doit lui-aussi avoir été lavé, pour ne pas provoquer le pourrissement des racines.
La taille d’un bulbe de narcisse se décline en plusieurs étapes, nous dit Nguyen Viet Dung, maître-horticulteur au village de Nghi Tam, à Hanoï. Il faut utiliser des couteaux spécifiques et faire en sorte qu’à la floraison, les fleurs soient plus élevées que les feuilles, comme le veut la tradition hanoienne.

En taillant, on ne doit en aucun cas toucher les feuilles, ni les fleurs, encore moins les entacher d’eau sale, ce qui provoquerait leur pourrissement. Il faut tailler le bulbe chaque jour, au lieu de le laisser se développer naturellement.


Le narcisse est l’une des fleurs les plus précoces du printemps. Symbole de chance, de  prospérité et de longévité, il est minutieusement soigné pour pouvoir éclore au moment du réveillon. S’il fait trop froid et qu’il tarde à fleurir, on le met dans de l’eau tiède, et le pot est installé dans une salle close pour stimuler la floraison.

En revanche, s’il fait trop chaud et trop humide, on couvre les pétales d’une couche de blanc d’oeuf ou de sève de papaye, pour retarder l’éclosion et "enfermer le parfum". Chaque pot de narcisses est une véritable d’oeuvre d’art qui peut épouser des formes sophistiquées comme celles d’un phénix, d’un dragon ou d’une fée…

Un pot de narcisses réussi doit avoir des racines longues, blanches et parfaitement propres, indique Nguyen Viet Dung. Feuilles et fleurs s’entremêlent, mais les fleurs doivent être plus élevées. Nos prédécesseurs comparaient un pot de narcisses à un plateau de jade ou d’or, d’où se dégagerait un parfum irrésistible.

Je dirais même un parfum inégalé, surtout quand les premières fleurs ont commencé à éclore le jour du Têt.
Discret et charmant, pur et élégant, pour les amoureux du narcisse, le parfum de cette fleur est le parfum-roi du passage à la nouvelle année.
A l’occasion du Tet, les gens sont friands de narcisse, nous dit Mme Lan qui vend des narcisses dans la rue Hoang Hoa Tham, à Hanoï.
On en trouve un pot dans presque toutes les maisons, ça sent très bon. Mais n’oubliez pas de changer d’eau tous les jours ! Mes affaires marchent à merveille.


Le jour du réveillon, le pot de narcisses est installé avec soin sur l’autel des ancêtres. Puis, le jour de l’An, il trône au salon pour être admiré par toute la famille comme par les visiteurs venus présenter leurs vœux.

Dans l’atmosphère des retrouvailles printanières, le parfum du narcisse se mêle à celui de l’encens, créant un je-ne-sais-quoi d’unique du Tet traditionnel, à Hanoï.
Le narcisse planté à la période du Tet porte chance, dit Nguyen Thi Hien habite rue Dang Tien Dong, à Hanoï.

D’ailleurs, il n’est disponible sur le marché qu’à cette occasion. J’achète des bulbes que je plante moi-même dans l’espoir d’une belle floraison qui bénira ma famille.
Vous l’aurez compris, pour les Hanoiens, le narcisse du Têt est un plaisir élégant, une belle tradition qu’ils tiennent à préserver. C’est leur manière de revisiter le passé et de le revaloriser.


Source : VOV



samedi 30 janvier 2016

Têt : Le Têt chez les Tày

Les Tày fêtent aussi le Nouvel an lunaire. Ces jours-ci, on peut sentir l’ambiance festive dans les hameaux du district de Van Lang, rattaché à la province de Lang Son, où l’on attend avec impatience l’arrivée des troupes de danse du lion lors du jour de l’An lunaire.

Avec le Têt, les Tày de la commune de Thanh Hoà se réjouissent des plus longues vacances de l’année. Les costumes traditionnels sont sortis de l’armoire, car effectivement les Tày aiment s’habiller coquettement avant de rendre visite à leurs proches et leurs voisins.

Mais ils ne sortent pas avant midi, puisque c’est le moment où les troupes de danse de lion franchissent leurs portes pour apporter la chance. Luân Van Son fait partie de l’équipe de la commune de Thanh Hoà.
"La danse du lion est incontournable lors du Nouvel an lunaire. Elle est censée apporter la chance et la richesse. Personne ne refuse les danseurs de lion. Après leur spectacle, ces derniers sont conviés à prendre un verre ensemble avec la famille"

Trois instruments accompagnent la danse du lion : un large tambour, des cymbales et un gong. Chaque type de mouvement du lion possède un rythme musical particulier, et la musique suit les mouvements du lion.


La tête du lion est constituée de matériaux solides mais légers comme du papier mâché et du bambou. Elle est portée par deux personnes, l’une plus grande et l’autre plus petite. D’autres animent le corps et la queue sous un costume relié à la tête du lion.

Le corps du lion diffère une région à l’autre. Dans le district de Van Lang, les habitants assemblent des bandes de tissu en une grande pièce de cinq couleurs.
Selon Dinh Khoa, un habitant de la commune de Thanh Hoà, cette danse est très prisée pour son caractère sportif, mettant en valeur l’esprit martial des montagnards.

"On commence la danse du lion à partir du 27 du dernier mois lunaire jusqu’à la première pleine lune de l’année suivante. J’ai appris cette danse quand j’étais tout petit, à 7-8 ans seulement. La danse du lion est destinée à faire fuir les mauvais esprits et apporter bonheur et prospérité pour l’année à venir"


La danse du lion réunit à la fois l’art, le spectacle, la tradition, mais aussi la démonstration des arts martiaux. D’ailleurs, la quasi-totalité des danseurs sont des pratiquants des arts martiaux. Ils doivent être à la fois solides et souples pour imiter des mouvements de l’animal sacré.

Une équipe de danse rassemble de 7 à 8 membres qui prennent relais des porteurs de tête. Mais il existe parfois des personnages secondaires. Luong Quoc Trich, chef du hameau de Ban Mi, rattaché à la commune de Thanh Hoà : "Le lion offre de meilleures choses en emportant les malchances de l’année passée. C’est pourquoi les danseurs sont chaleureusement accueillis par les propriétaires"

Une ambiance festive et joyeuse règne dans tous les recoins de la commune de Thanh Hoà où les fleurs de pêchers éclosent.

A l’intérieur, devant l’autel des ancêtres, les Tày ont déposé un plateau rempli de nourriture pour offrir aux prédécesseurs qui reviennent en ce monde pour fêter le Têt.

Voilà, le moment du Têt, du sourire et du bonheur....

Source : VOV



jeudi 19 février 2015

Chúc Mừng Năm Mới !!!

Bonjour TLM,

Chaque  année qui commence est une promesse et une espérance...
Que ce qui fut bien soit encore mieux et que ce qui fut triste
soit vite oublié...
Nous vous souhaitons de tout cœur, le bonheur, la santé et que
cette année nouvelle exauce tous vos vœux!







mercredi 18 février 2015

lundi 16 février 2015

Têt : Les fruits confits fait maison ont la cote

Pour le Têt traditionnel, au lieu d’acheter des fruits confits, de nombreuses ménagères les préparent elles-mêmes. Une manière de s’assurer de la qualité comme du plaisir de toute la famille.

En dehors des "mứt dừa" (noix de coco confite), plusieurs femmes essaient de préparer d’autres fruits confits de gingembre, de patate, de jujube... 

Deux mois avant le Têt, les recettes des fruits confits et de la viande de bœuf séchée sont des sujets "chauds" sur les forums Internet ou lors des discussions entre femmes. Même les hommes sont mobilisés par leurs femmes pour la préparation des fruits confits à la maison.

"Cette année, au lieu d’acheter des fruits confits, nous les faisons nous-mêmes pour être sûrs de leur qualité", partage Khánh Ly, une employée de bureau.

Lors d’une réunion avec ses amies à l’occasion de la fin d’année, Hà Chi apporte un paquet de mứt dừa (noix de coco confite) au chocolat fait maison la veille. Sa mứt dừa est saluée par toutes ses amies, et sa recette devient le sujet principal des discussions. "J’ai appris la recette de plusieurs sortes de fruits confits sur Internet", révèle Hà Chi.

Pour sa part, Thu Hang, domiciliée rue Giang Vo, à Hanoi, affirme qu’en dehors de la garantie de la qualité, faire des fruits confits à la maison est beaucoup plus économique. En effet, 2 kg de mứt dừa sont vendus 280.000 dôngs au marché, alors que préparés à la maison, ils ne coûtent que 120.000 dôngs.

Plusieurs femmes essaient de préparer d’autres fruits confits de gingembre, de graine de lotus, de jujube... Thu Huong, de l’arrondissement de Tây Hô, toujours à Hanoi, prépare cette année des mứt quất (kumquat confit) pour les offrir à ses proches.

Au lieu d’acheter des fruits confits, de nombreuses ménagères les préparent elles-mêmes.

Après avoir réussi à faire des fruits confits pour la famille, pas mal de femmes décident d’en vendre. "Je prépare des fruits confits pour les vendre depuis l’année dernière. Mes clients sont essentiellement des proches et des amis. Cette année, j’ai reçu pour environ 30 kg de commandes", indique Pham Nhung, domiciliée dans l’arrondissement de Thanh Xuân, à Hanoi. Si pour elle, la cuisine est d’abord une passion, le commerce de fruits confits lui dégage des revenus intéressants.

Pour de nombreuses femmes, préparer des fruits confits à la maison permet de resserrer les liens entre les membres de la famille. En plus de découvrir la fabrication de fruits confits, les enfants apprennent aussi les vertus de la patience et du travail bien fait. Les fruits confits constituent un des produits les plus consommés durant le Têt traditionnel.


Source : CVN




samedi 14 février 2015

Têt : Comment les Mong fêtent-ils le Nouvel An ?

Le Nouvel An est sans doute la fête la plus importante chez les Mong, qui ne sont pourtant pas avares de festivités.
Cette fête est célébrée par toutes les communautés Mong du pays, mais à des moments qui diffèrent parfois.

Pour les Mongs, le banh dày figure en tête de liste des mets du Têt.

En général, les Mong fêtent leur Nouvel An un mois plus tôt que les Kinh. Lorsque la moisson est terminée, chacun s’affaire à préparer les mets incontournables du Têt.
Le banh dày figure bien sûr en tête de liste. Ce gâteau de riz gluant traduit les aspirations au bonheur et à la prospérité des paysans qui travaillent toute l’année dans les rizières. On en fait d’ailleurs beaucoup, des banh dày : pour ses proches, pour ses invités, et pour sa propre maisonnée, bien entendu.
    
A l’approche du Têt, donc, tout le monde se rassemble dans une ambiance festive pour piler le riz et modeler ces fameux gâteaux de forme ronde.
Question boisson, il faut savoir que les  femmes Mong s’entendent parfaitement à distiller une sorte d’alcool de maïs qu’elles déposent devant l’autel des ancêtres le jour du réveillon, à côté d’une assiette de banh dày et d’un coq bouilli. Tran Thu Thuy, du musée d’ethnographie du Vietnam :
"La tradition veut qu’il faille sacrifier un coq - l’animal sacré des Mong - pendant le premier jour du nouvel an. Pour s’attirer la chance, les Mong enduisent de sang et de plume de coq sur l’autel dédié aux génies de la maison, celui dédié aux génies de la porte et tous leurs outils ménagers".
 
Les vœux des Mong n’ont rien de très particulier si on les compare avec ceux que formulent les autres ethnies : il est question de chance, de bonheur, de réussite… Pourvu que la récolte de riz soit bonne, que les animaux ne soient pas frappés par une épidémie… Il n’en faut pas davantage, parfois, pour être heureux.
Comme il se doit, les jours du Têt sont chargés de tabous qu’il ne faut pas ignorer. Tran Thu Thuy, encore :
"Pendant les trois premiers jours, les invités ne sont pas les bienvenus. Chez les Mong, chaque maison abrite deux portes dont la principale est interdite. Ils entrent donc par la porte secondaire pour éviter les génies qui se trouvent à l’entrée principale. Et le quatrième jour, on enlève les branches déposées au-dessus de la porte, pour dire aux invités qu’ils sont désormais les bienvenus !".

Les règles du jeu papao veulent que deux équipes soient formées, l’une féminine et l’autre masculine.

Quand finissent les rites à l’intérieur débutent les festivités à l’extérieur. Les Mong commencent leurs promenades printanières à partir du quatrième jour de l’an. On va planter des perches rituelles sur de vastes terrains où se tiennent des activités festives. Lancement de boule d’étoffe colorée appelée "pao", danse au son des flûtes de pan, jeu de toupie, tir d’arbalète…

Ces jeux folkloriques sont indispensables au rendez-vous. Mais c’est le fameux jeu papao qui attire le plus grand nombre de participants. Les règles veulent que deux équipes soient formées, l’une féminine et l’autre masculine.

Les joueurs essaient d’attraper une balle d’étoffe appelée papao qui est lancée dans l’air. La trajectoire de la papao tissera, par la suite, des liens harmonieux entre eux.
Mais ces jeux populaires ne sont pas le seul but des jeunes participants. Les jeunes profitent de cette occasion pour rechercher l’âme sœur. Tran Thu Thuy, toujours :
"Les garçons et les filles se rencontrent et font connaissance grâce à des jeux populaires. Les jeunes hommes vont danser en jouant d’une sorte de khen  tandis que les jeunes filles vont danser et chanter. Et si ils tombent amoureux, ça se conclut en général par un mariage".

Pour celles ou ceux qui l’ignoreraient, le khen est une sorte d’orgue à bouche assez répandu en Asie du Sud-Est.
Les Mongs attendent toujours ce moment de détente après une année laborieuse. C’est dans l’atmosphère festive du printemps que l’on saisit le mieux l’essence de leur folklore.

Et croyez-moi, ça vaut le détour !

Source : VOV



jeudi 12 février 2015

Têt : Le marché de fleurs de Quang An à l’approche du Têt

En ce moment, le marché aux fleurs de Quang An, dans l’arrondissement de Tay Ho, à Hanoi, attirent beaucoup de Hanoiens, qui viennent aussi bien pour humer l'atmosphère que pour acheter des fleurs pour le Têt.



Parmi les marchés aux fleurs qui font la particularité de la capitale Hanoi, Quang An est une adresse à ne pas manquer pour les amoureux des fleurs surtout à l’occasion du Tet.
A 8 heures du matin, le marché bat son plein. Une effervescence renforcée à la veille du Têt ! D’après Tran Kim Thoa qui travaille depuis très longtemps dans ce marché, cette année, les marchands sont plus nombreux et les fleurs sont plus diversifiées.
"On y trouve tous les types de fleurs cultivés dans le pays : les fleurs de pêcher et les chrysanthèmes jaunes de Nhat Tan, les kumquats de Tu Lien, les fleurs d’abricotiers de Ho Chi Minh-ville, les roses de Soc Son ou encore les orchidées, les lys de Dalat. On y trouve aussi des fleurs importées. Bref, toutes sortes de fleurs sont présentées ici à l’occasion du Têt. Le marché attire donc aussi bien les Vietnamiens que les étrangers".



Parti d'un petit espace de vente improvisé dans le quartier de Nhât Tân, le marché aux fleurs de Quang An était au début le lieu de rendez-vous des horticulteurs de Nhât Tân, Quang Ba et Tu Liêm. Après la création de l'arrondissement de Tây Hô en 1996,  il a été déplacé à Quang An et est alors devenu le centre de vente de fleurs de la capitale et de ses environs.

En fait, Quang An est un marché nocturne. Animé de minuit aux premières lueurs de l'aube, le marché se vide vers 7 ou 8 heures du matin les jours ordinaires. A l’approche du Têt, le marché fonctionne toute la journée.
Quang An est aussi connu pour être l’un des plus grands marchés de vente en gros de fleurs de Hanoi. Les jours ordinaires, il attire plutôt les détaillants. Nguyen Thi Van, une marchande ambulante fait savoir: "Je viens ici vers 5 heures du matin pour acheter les fleurs puis je les revends dans les marchés ou dans les rues de Hanoi".

A partir de ce marché, les fleurs prennent la direction des boutiques de Hanoi ou des provinces voisines ou se retrouvent dans les paniers en osier des marchandes ambulantes.
Tel est le cas de Mme Van qui, sur son vieux vélo grinçant, ira les vendre dans les étroites ruelles de la capitale. A l’occasion du Tet, le marché attire de nombreux visiteurs, des jeunes pour la plupart qui viennent choisir les fleurs pour décorer leur maison mais aussi pour humer l’une des ambiances du Têt les plus typiques de Hanoi.
Nguyen Thuy Duong habite dans l’arrondissement de Hoan Kiem : "Je viens ici tous les ans à l’occasion du Têt. Aujourd’hui, il fait un peu froid mais l’ambiance du marché est superbe. Les visiteurs sont très nombreux. J’ai trouvé ce que je veux".



Nguyen Huu Thuy vit dans l’arrondissement de Long Bien : "Tous les ans, j’achète un vase d’orchidées. Comme on peut conserver ces fleurs longtemps, je les achète souvent très tôt. Cette année, malgré les intempéries, les orchidées sont toujours très belles".

A l’approche du Têt,  se promener au marché aux fleurs de Quang An  est pour bien des Hanoiens une distraction subtile pour humer l’ambiance printanière et retrouver la sérénité.




mardi 10 février 2015

Têt : Le Têt traditionnel avec les Thai de Muong Lo

Muong Lo est situé dans une immense vallée dans la province montagneuse de Yên Bai (Nord). En y allant au printemps, le visiteur peut contempler la beauté mystérieuse de la fleur blanche ban, mais aussi goûter au riz gluant aux cinq couleurs et accueillir le Têt Nguyên Dan avec les Thai noirs.

Abattage de porcs la veille du Nouvel An.

Muong Lo est le deuxième grenier à riz du Nord-Ouest et la "capitale" des Thai qui composent près de 50% de la population locale. Pour les érudits, le nom de Muong Lo évoque les gens d’une terre à l’identité particulière, riche des cultures uniques des minorités ethniques des zones montagneuses du Nord.

L’adage du Nord-Ouest "Nhât Thanh, nhì Lò, tam Than, tứ Tấc" énumère les quatre greniers de la région : Muong Thanh (à Diên Biên Phu), Muong Lo (à Yên Bai), Than Uyên (à Lai Châu), Muong Tâc (à Son La). Muong Lo n’est pas seulement connu pour son agriculture, il l’est aussi pour sa culture ancienne et originale. La culture des Thai s’exprime plus particulièrement au Nouvel An lunaire.

Têt des Thai noirs
Ici, le riz gluant aux cinq couleurs (xôi ngu sac en vietnamien)est le plat qui ne fait jamais défaut. Convergence de valeurs traditionnelles comme modernes, il répond au concept du Yin et du Yang.

Préparation des offrandes pour les divinités et les ancêtres.

Pour le préparer, il faut prendre du riz gluant de Tu Lê (Tan La en Thai), une variété à la fois aromatique et souple, le plus célèbre de la vallée de Muong Lo. L’eau pour faire la cuisson à la vapeur se doit obligatoirement d’être du ruisseau de Muong Lo.

Les Thai préparent deux types de banh chung traditionnel au Vietnam, le gâteau carré de riz gluant farci de viande de porc et de haricots verts poivrés. Enveloppé dans des feuilles de dzong (Phrynium placentarium), l’un est blanc et l’autre noir, grâce à l’utilisation de cendre de paille. Le banh chung, dont le goût provient essentiellement des feuilles de maranta, est essentiel pour les offrandes aux ancêtres la veille puis les premiers jours du Têt.

Le moment essentiel, c’est l’invitation des ancêtres à fêter le Têt avec leurs descendants, le soir du 30e jour du 12e mois lunaire. C’est le chaman qui pratique les rites. Il prend la chemise de chacun des membres de la famille en serrant leur épaule puis leur bras, avant de prendre un bâtonnet de bois brûlant pour aller au bout du village afin d’inviter les défunts, invitation qu’il renouvelle au pied de l’escalier de la maison sur pilotis.

À propos d’invitation, cette fois-ci, elle est plus que jamais un rite de courtoisie. Lorsqu'un hôte arrive, le maître de maison l’accueille solennellement à l’échelle : après avoir échangé quelques mots d’usage, la boisson coule à flots, alors que les plats sont en revanche frugaux. Ces libations durent parfois jusqu'à minuit, agrémentées de chants et danses aux sons de la flûte khèn.

Par ailleurs, on ne balaye pas le premier jour de l’année car ce serait refouler la chance, raison pour laquelle le ménage est fait avant le Réveillon.

Têt dans le hameau Cai
Lorsque le brouillard couvre Muong Lo et ses routes, on entend les rires et discussions dans le petit village de Ban Cai, une atmosphère typique du Têt ici.

Celui-ci est le moment le plus important de toute l’année pour les Thai et, dès le 29e jour du 12e mois lunaire, toutes les familles tuent des porcs dès l’aube pour préparer les mets.

Le riz gluant aux cinq couleurs est le plat qui ne fait jamais défaut.

Hoàng Van Hào, un habitant, confie que cette année, sa famille a tué un cochon de 70 kilos et préparé plus de 100 banh chung car ils ont eu une bonne récolte et un bon nombre de poulets et de porcs. Il espère que la Nouvelle Année à venir sera plus prospère encore.

Le soir du 30e jour du dernier mois lunaire, le repas du Réveillon réunit toute la famille. On boit de l’alcool, puis le chef de famille fait des offrandes aux génies du foyer et, surtout, aux ancêtres : viandes cuites, banh chung, brocatelles et taels d’argent, respectueusement placés sur l’autel. Et si l’on a des gongs, on en joue afin de bénéficier d’une année où la chance sera au rendez-vous.

À minuit, ils se réunissent autour d’un plateau pour boire le premier bol d’alcool de l’année et se souhaiter leurs vœux.

Le jour de l’An, ils vont souhaiter une bonne année à leurs proches, leurs voisins et à toutes les familles du village. Le Têt des Thai dure jusqu'au 10e jour du 1er mois lunaire, avec de nombreuses fêtes printanières.


Source : CVN



dimanche 8 février 2015

Têt : Les enfants apprennent à préparer le gâteau chung

A l’approche du Têt traditionnel, certaines écoles maternelles à Hanoi ont appris aux enfants à préparer le gâteaux chung. Il s'agit d'une des activités parascolaires intéressantes et significatives pour aider les enfants à mieux comprendre le goût du Têt traditionnel de la nation.

Chaque enfant (de 3 à 5 ans) emballe le gâteau chung avec l’aide de l'institutrice. Des petites mains prennent un peu de riz, de haricot vert, des morceaux de viande de porc sur les feuilles de phrynium et l’emballe de manière maladroite…

Quand le gâteau a pris forme, les institutrices et petits élèves se sont réunis autour du feu jusqu'à la cuisson complète.
Les sourire vifs, les yeux pétillants de joie des enfants qui examinent des gâteaux minuscules faits de leurs propres mains donnent l’impression que l’athmosphère du Têt arrive plus tôt avec toutes ses saveurs .

Ce petit garçon a le devoir de laver les feuilles de phrynium.

Les enfants lavent du riz.

Le riz a été lavé et prêt à être emballé.

Des haricots verts sont égouttés.

Les morceaux de viande de porc sont prêts.

L’institutrice apprend à un groupe d’enfants à emballer le gâteaux chung.

Elle leur apprend aussi à emballer le gâteaux en forme cylindrique à base de riz gluant des ethnies minoritaires vivant dans les régions montagneuses du Nord.

L’institutrice aide les enfants à relier le gâteau avec les liens de bambou.

Des petites mains mettent des bols de haricots verts dans le moule à gâteaux.

Et encore une couche de riz.

Puis le ficeler avec les liens de bambou.

Et les enfants commencent à réaliser les processus pour faire le gâteau chung.

Les gâteaux chung et tet sont prêts à être bouillir.

Les enfants participent avec joie et animation à la préparation des gâteaux chung.

Chacun des gâteaux est placé avec soins dans la marmite par les enfants.

Le feu tiède de la marmite de gâteaux chung apporte l’atmosphère du Têt plus tôt aux institutrices et enfants de l’école maternelle Son Ca Dinh Công - Hanoi.


Source : VNP